Actualité du toreo
12 Août 2012
Quand vous êtes avec un maestro, ne pensez surtout pas prévoir quoi que ce soit. Tout se fera sur le moment, et à l'improviste.
Vendredi, nous voila donc partis, 31 arlésiens à l'assault de Vic-Fezensac. Tomasito y toréé la corrida concours, sa dernière de la saison. Un sac à dos de prévu, avec quelques rechanges (on ne sait jamais, je connais bien le personnage) Arrivée à Vic sur les coups de 19H30, Thomas sort de l'hotel pour aller marcher et nous salue. Nous décidons de nous rapprocher des arènes pour prendre la temperature. Cela ne ressemble en rien à Vic-Fezensac en féria, mais qu'importe, six toros sortiront du toril. 6 toros d'élevages différents, Yonnet, Fernay, Gallon, Blohorn, Jalabert et Astarac. Six toros aux comportements différents, mais aucun ne permettra le triomphe. Du moins pas celui des toreros, les picadors étant mis sur un piédestal par le public. Thomas tire son épingle du jeu, et gagne le droit d'effectuer une grosse vuelta aprés son combat au toro dangereux d'Astarac. Thomas est content et rassuré, le sourire remplace la tension et les idées fusent. Une place dans une chambre se libère:"Greg tu restes dormir avec nous ?". Brusquement il lache un "Et si on allait à Dax demain" ironiquement. Et nous de répondre "On part à quelle heure?".
Nous voila donc partis le lendemain matin pour la plus grande et plus belle féria française. Première priorité, trouver un hotel de libre avant de prendre le temps de se poser devant les arènes. L'hotel est vite trouvé. Direction donc les arènes. Au cartel: Curro Diaz, El Juli et Daniel Luque, devant six toros de Jandilla, tous protestés pour le manque de sérieux au niveau présentation. C'est vrai que pour les personnes qui comme nous étaient présentes à Vic la veille le choc est garanti... Curro Diaz a de trés bons détails, Juli se voit voler une oreille par un président insensible, et Daniel Luque se montre sous un bon jou face à un lot fade. Aprés une nuit reposante, on reprend la route des arènes, où un deuxième arlésien, Juan Leal se présente en novillada. Juan triomphe, et on y reviendra dans un prochain article tant sa prestation fût importante. Au milieu de la novillada je lance un "Et on pourrait pas être à l'heure pour la corrida à Beziers se soir?"
Un véritable contre la montre s'engage sur l'autoroute. Arrivera ? Arrivera pas ? Finalement on rate le premier toro, du Juli, mais aparemment, rien de bien intéressant. On est là pour l'oreille de Perera, les deux de Luque mais surtout pour voir un indulto du 5eme Danel Ruiz une nouvelle fois contestable. La grandeur du toreo de Perera aurait du rester la piece maitresse du combat, et non la noblesse de ce toro dépourvu de bravoure. Le pauvre animal rentrera au campo, mais pour combien de temps ?
Rentrés sur Arles, la nostalgie s'empare de nous. Mais il est sur que ce week-end improvisé restera dans les mémoires et servira d'exemple lors de prochains rendez-vous !
Grégory BOYER