Actualité du toreo
7 Mars 2013
On connait tous cette expression, "Nul n'est prophète en son pays", qui symbolise le fait à quel point il est compliqué de convaincre chez soi. Cette expression peut se vérifier dans tous les milieux possibles et inimaginables. Dans les toros, c'est la même chose. Prenez l'exemple de Juan Bautista à Arles par exemple, qui a longtemps eu des difficultés à plaire, dans sa propre ville où des aficionados allaient même jusqu'à remettre en cause sa place dans les cartels. Ou encore le Juli à Madrid, qui a mis un temps impossible avant de convaincre l'aficion la plus difficile au monde.
Cette expression se vérifie aussi dans l'élaboration des cartels en France. Des matadors de toros français n'arrivent pas à avoir leur chance dans leur propre pays. C'est le même cas de figure pour plusieurs ganadérias à qui on ne permet même pas de lidier en novilladas sans picadors.
Alors personne ne demande qu'il n'y ait que des français, que du français, toujours du français, loin de là. Mais quand on organise une becerrada en France, (on dit bien becerrada, c'est à dire le niveaux le moins avancé dans l'apprentissage de la tauromachie), et qu'il n'y a zéro français d' annoncé, on veut bien croire que nul ne soit prophète dans son pays... mais tout de même !
Grégory BOYER, qui pousse son COCORICO !